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Dans un nouvel épisode de sa politique de reprise en main des ressources minières du pays, le président du Niger, Tiani , a retiré le permis d’exploitation du géant canadien de l’uranium, GoviEx. Cette décision fait suite à la révocation du permis d’exploitation du gisement d’Imouraren au français Orano, mi-juin.
Le gouvernement nigérien a envoyé une lettre au ministère des Mines, informant la compagnie GoviEx qu’elle n’a plus de droits sur le périmètre du permis d’exploitation minière de Madaouéla, qui est désormais passé dans le domaine public. Cette annonce a été faite par la compagnie elle-même dans un communiqué officiel.
Ces révocations de permis d’exploitation minière font partie de la politique du président Tiani visant à renforcer le contrôle de l’État sur les ressources naturelles du pays. En effet, le Niger est l’un des principaux producteurs mondiaux d’uranium et le gouvernement est déterminé à tirer profit au maximum de cette industrie lucrative.
Le gouvernement nigérien justifie ces révocations en affirmant qu’il cherche à favoriser les intérêts du pays et à garantir une juste répartition des revenus provenant de l’exploitation minière. Cependant, certains observateurs s’inquiètent des conséquences économiques de ces décisions, craignant que cela ne dissuade les investissements étrangers et nuise à la croissance économique du pays.
En effet, les compagnies minières étrangères apportent des investissements et des compétences techniques indispensables à l’exploitation efficace des ressources du pays. Leur éviction pourrait entraîner une baisse de la production et de la rentabilité de l’industrie minière, ainsi qu’une exaspération des partenaires internationaux du Niger.
Il est encore trop tôt pour évaluer pleinement les conséquences de ces révocations de permis d’exploitation. Néanmoins, il est clair que le président Tiani est déterminé à faire prévaloir l’intérêt national dans l’exploitation des ressources naturelles du Niger. Il reste à voir si cette stratégie s’avérera fructueuse à long terme et si elle ne nuira pas à l’attractivité du pays pour les investissements étrangers.
MAGNAWOE koudjo